Ostéopathe à Repentigny

Ostéopathe à Repentigny

L’ostéopathie est une médecine alternative qui utilise la thérapie manuelle comme principal outil

Qu’est-ce que l’ostéopathie?

Basée sur des principes fondamentaux d’équilibre du corps, l’ostéopathie est une médecine manuelle qui se conçoit comme un système complet, avec ses propres modes d’évaluation et de traitement.

Grâce à la palpation, l’ostéopathe est en mesure de déceler les lésions dans le corps, qu’elles soient de nature structurelle, viscérale ou crânienne. De longues années de formation permettent à l’ostéopathe de détecter les tensions ou les déséquilibres qui causent des malaises ou des maladies. Il ou elle procède ensuite par manipulations pour rétablir l’équilibre du corps.

En cherchant et traitant la source première des douleurs et des troubles fonctionnels, l’ostéopathie peut s’avérer très efficace pour soulager les maux de dos, les douleurs musculaires et sciatiques, les migraines, les lombalgies, les troubles digestifs, la constipation, le stress et l’asthme.

L’ostéopathe travaille également en prévention. Par exemple, au moment de la grossesse, un traitement en ostéopathie peut aider à soulager certains problèmes fonctionnels comme les douleurs articulaires, les douleurs lombaires et les problèmes de digestion.

L’ostéopathie se distingue par la prise en compte de l’ensemble de la structure du corps et de tous ses mouvements, que ceux-ci soient à peine perceptibles ou au contraire puissants et de grande amplitude. L’objectif de l’ostéopathe est de rétablir l’harmonie dans tous les systèmes du corps, en lui redonnant sa mobilité et sa motilité (l’ensemble des mouvements propres à un organe ou à un système) optimales.

La formation de l’ostéopathe

La reconnaissance de la formation d’ostéopathe par le Registre des ostéopathes du Québec (ROQ) exige de posséder un diplôme universitaire en sciences de la santé ou l’équivalent (physiothérapie, ergothérapie, sciences infirmières, etc.), ainsi qu’une formation en ostéopathie de 1250 à 1400 heures. À cela s’ajoute la rédaction d’un mémoire ou une année de clinicat, et la réussite d’examens théoriques et pratiques devant un jury d’ostéopathes.

L’ensemble, incluant la formation universitaire préalable, totalise environ 5000 heures d’étude. On ne s’improvise pas ostéopathe; une longue formation est nécessaire, équivalant à l’obtention d’une maîtrise universitaire.

La consultation en ostéopathie

L’ostéopathe doit évaluer les facteurs de risques potentiels selon la condition médicale de chaque individu. Une séance en ostéopathie dure généralement de 50 à 60 minutes. Selon le cas, le sujet demeure habillé ou est en sous-vêtements.

L’ostéopathe peut faire coucher le patient, ou encore le placer debout ou assis, parfois dans des postures inhabituelles. On peut ressentir des courbatures pendant quelques jours après les traitements. Selon le type de problème, il arrive que l’ostéopathe donne des exercices à poursuivre à la maison.

Les manipulations effectuées par de l’ostéopathe

L’examen et le traitement menés en ostéopathie se font par diverses manipulations exercées le plus souvent par les mains de l’ostéopathe. Le praticien peut aussi se servir du reste de son corps, par exemple en prenant appui contre le patient. Certaines de ces palpations peuvent surprendre, car les mains des ostéopathes sont très sensibles et sentent des mouvements du corps imperceptibles pour la plupart des non-initiés.

Un traitement en ostéopathie comporte quatre (4) catégories de manipulations.

> Les manipulations fonctionnelles mobilisent les tissus (articulations, liquides, membranes, muscles, etc.) afin d’induire un état de relâchement jugé satisfaisant pour l’autocorrection d’une lésion. En ostéopathie, ce type de manipulation entre dans le processus d’accompagnement vers la guérison.

> Les manipulations structurelles s’appliquent, comme l’indique leur nom, à la structure. Elles s’opposent à la lésion par un type précis d’impulsion. Elles peuvent provoquer un craquement. Non douloureuses, elles peuvent parfois sembler désagréables.

> Les manipulations viscérales visent à redonner un maximum de motilité (l’ensemble des mouvements propres à un organe ou à un système) aux viscères (foie, intestin, poumon, rate, etc.) pour corriger certains symptômes de troubles fonctionnels.

> Les manipulations crâniennes sont très légères et subtiles. Elles ont pour objectif principal de rétablir la délicate mobilité des os du crâne. Elles agissent aussi sur le mouvement respiratoire primaire (MRP). En ostéopathie, le MRP est un mouvement involontaire d’expansion/rétraction, la pulsation rythmique de l’organisme.

Applications thérapeutiques (En quoi l’ostéopathie peut vous être utile?)

Pour l’ostéopathe, l’observation et l’écoute du patient sont des éléments essentiels et nécessaires à la compréhension et au rétablissement de blocages articulaires et physiologiques. Une fois qu’il les aura identifiés, il sera en mesure d’appliquer un traitement adapté et sur mesure.

Les traitements seront différents pour un enfant ou un sportif, une personne anxieuse ou un accidenté. En aucun cas, l’ostéopathe ne se substitue aux efforts de l’organisme pour s’autoguérir. L’ostéopathe a un rôle d’accompagnement et de soutien à ce processus. L’ostéopathie peut s’avérer une solution très efficace pour traiter plusieurs formes de douleur et de problèmes liés au système musculosquelettique. L’ostéopathie est reconnue pour aider grandement au soulagement des maux de dos.

L’ostéopathie est aussi souvent appelée en renfort pour la correction de problèmes aigus comme les blessures sportives, les entorses et les fractures. Un ostéopathe peut aussi travailler à la résolution de problèmes chroniques: les hernies discales, les lombalgies, les douleurs articulaires, les douleurs périnatales, les scolioses et les tendinites.

Les ostéopathes peuvent aussi prodiguer des traitements pour la fasciite plantaire, l’épine de Lenoir, les problèmes articulaires causés par les mouvements répétitifs et le syndrome du canal carpien. Ils sont également sollicités pour corriger et aider le rétablissement d’une posture adéquate, source fréquente de problèmes du thorax et du cou chez ceux qui passent beaucoup de temps devant un écran d’ordinateur ou en position assise dans leur milieu de travail.

L’ostéopathie est aussi en mesure d’intervenir sur plusieurs autres systèmes. Cette approche aide entre autres au soulagement de troubles circulatoires et des hémorroïdes, troubles du système digestif, troubles gynécologiques tels les douleurs menstruelles, l’asthme, les migraines, le stress, l’anxiété et certains troubles dépressifs.

L’approche préventive de l’ostéopathie (pour maman et bébé)

L’ostéopathe travaille également en prévention, en particulier au moment de la grossesse. Un traitement en ostéopathie peut aider à soulager certains problèmes fonctionnels comme les douleurs articulaires, les douleurs lombaires et les problèmes de digestion de la femme enceinte. L’ostéopathe peut aussi vérifier la mobilité du bassin et de l’axe vertébral, pour favoriser le bon déroulement de l’accouchement et aider à réduire les complications.

Dans le même contexte, l’ostéopathe peut examiner les nouveau-nés dans les semaines qui suivent leur naissance et ainsi contribuer à corriger certains traumatismes causés par l’accouchement, qui peuvent influencer la mobilité des jonctions des os du crâne et ainsi occasionner des troubles fonctionnels ultérieurs.

Principes fondamentaux de l’ostéopathie

L’ostéopathie conçoit la personne et son corps dans leur globalité. L’extrême finesse du toucher des ostéopathes les rend aussi capables de détecter des tensions cachées ou des mouvements particulièrement subtils. Cette approche à la fois systémique et précise est basée sur quatre (4) principes fondamentaux et indissociables.

Premier principe de l’ostéopathie: la structure gouverne la fonction

Le terme ostéopathie a comme préfixe grec osteo, ce qui signifie à la fois «osseux», mais surtout «structure». L’ostéopathe considère que les fonctions corporelles sont dans une relation d’interdépendance avec la structure du système musculosquelettique.

Ainsi, les ostéopathes ont une profonde connaissance des structures corporelles et des tissus: os, articulations, nerfs, organes, viscères, muscles, fascias (membrane de tissu conjonctif souple et résistante qui gaine les muscles et certains organes), etc. Les fonctions de chaque système (cardiaque, digestif, respiratoire, rénal, nerveux, reproducteur, etc.) sont influencées, et même gouvernées, par sa structure. En travaillant sur celle-ci, il est donc possible de rétablir l’équilibre de tout le reste. L’ostéopathe est à l’écoute des rythmes et dynamiques internes du corps.

Deuxième principe de l’ostéopathie: l’unité

Ce deuxième principe découle de cette relation d’interdépendance entre les systèmes et les fonctions corporelles. Une perturbation a forcément une influence sur tout le corps, ses systèmes et ses fonctions. Les ostéopathes font ainsi des manipulations sur des zones qui semblent éloignées de la perturbation initiale.

Troisième principe de l’ostéopathie: l’autorégulation du corps

L’autorégulation est pour l’ostéopathe cette faculté que possède notre corps à retrouver son équilibre après une perturbation. Il faut donc travailler avec le corps pour l’atteinte de cet équilibre, qu’il soit biochimique, mental ou physique, en sachant quels sont les processus et substances qu’il génère pour y arriver.

Quatrième principe de l’ostéopathie: l’importance de l’artère

Ce principe touche à l’aspect préventif de l’ostéopathie. L’irrigation fluide du corps prévient la congestion et la dégénérescence cellulaire, et permet de maintenir une homéostasie (stabilisation des différentes constantes physiologiques) optimale.

Histoire de l’ostéopathie

La pratique de l’ostéopathie a plus de 100 ans. Son créateur, Andrew Taylor Still, a remis en question certains fondements de la pratique médicale de l’époque (rudimentaire, on est en 1864) à la suite de la mort tragique de trois de ses enfants et plusieurs de ses patients au cours d’une épidémie de méningite.

Il consacrera les 10 années suivantes à la recherche d’une nouvelle voie. Son succès est graduel, mais bientôt, plusieurs souhaitent apprendre ses techniques. En 1892, il fonde l’American School of Osteopathy, à Kirksville, au Missouri. Cette école est toujours en activité, sous le nom de Kirksville College of Osteopathic Medicine.